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dimanche 12 novembre 2017

Un funambule sur le sable

Voici ma critique du dernier roman de Gilles Marchand, dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire 2017 #MLR17 du site Price Minister Rakuten.
Je remercie donc Price Minister pour l'envoi de ce livre.





















Auteur: Gilles Marchand
Editions: Aux Forges de Vulcain
Genre: Contemporain
Pages: 354

Note: ⭐⭐⭐⭐✰✰

Synopsis:

C'est l'histoire de Stradi qui naît avec un violon dans le crâne. 
A l'école, il va souffrir à cause de la maladresse ou de l'ignorance des adultes et des enfants. 
A ces souffrances, il va opposer son optimisme invincible, héritage de ses parents. Et son violon s'avère être un atout qui lui permet de rêver et d'espérer. 
Roman de l'éducation, révérant la différence et le pouvoir de l'imagination.

Mon avis:

Alors je préfère prévenir, ce livre est une pépite!!

J'avais lu le premier roman de Gilles Marchand, "Une bouche sans personne" et j'avais beaucoup aimé. Et bien ce nouveau roman est également un coup de cœur! Je vous explique pourquoi:

Le lecteur suit le jeune Stradi (surnom donné par ses copains) qui est né avec un violon dans la tête (oui c'est une drôle d'idée!). 
On le voit ainsi grandir avec ses inquiétudes, ses souffrances, ses questions. Mais aussi avec ses petits plaisirs (parler aux oiseaux par exemple), ses joies, sa belle histoire d'amour avec Lélie, pour finir en apothéose.
Il y a aussi Max, son meilleur copain, qui joue un rôle primordial. En effet, Max aussi est différent des autres enfants, il est boîteux. Leur handicap va alors les rapprocher et faire naître une véritable amitié.

Ce roman traite donc de la différence mais de manière poétique. 
Comment vivre dans notre société lorsqu'on est jugé hors-norme?
L'auteur aborde le sujet avec tellement de sensibilité, de poésie, de musique, d'amour, que l'histoire nous touche forcément. 
La frontière entre le réel et l'imaginaire est parfois franchie, mais c'est ce qui fait le charme du roman (qui pourrait être un conte).

En ce qui concerne l'écriture, une nouvelle fois Gilles Marchand joue avec les mots, la poésie. Tout cela avec beaucoup de douceur. Un style que j'affectionne, moi qui suis pourtant très terre à terre!

En résumé, je le redis, ce livre est une pépite!


Pour finir, je vous mets le lien de "God only knows" des Beach Boys, en clin d’œil à Max, et parce qu'on ne peut pas lire le roman sans écouter ce morceau:

https://www.youtube.com/watch?v=AOMyS78o5Y


dimanche 22 octobre 2017

Danser, encore



Tout d'abord je remercie Julie De Lestrange et les Editions Mazarine pour l'envoi de ce livre.
J'avais lu "Hier encore c'était l'été", et j'étais ravi de retrouver la suite des aventures de cette bande de copains.















Auteur: Julie de Lestrange
Editions: Mazarine
Genre: Contemporain
Pages: 266

Note: ⭐⭐⭐⭐✰

Synopsis:

Alexandre, Marco, Sophie et les autres se connaissent depuis l’enfance. Ensemble ils sont nés, ensemble ils ont grandi, en toute insouciance. Mais lorsque la vie les prend au sortir de l’adolescence, la chute est brutale. 
En une décennie, cette jeunesse perdue mais pas désillusionnée va devoir apprendre à se battre pour exister. 
À travers les drames subsistent l’amitié, les fous-rires et les joies. Et l’amour, qui les sauvera.
Tendre portrait d’une génération, Hier encore c’était l’été est un roman résolument optimiste qui accroche le cœur pour ne plus le lâcher. 

C’est l’histoire de nos guerres quotidiennes, de nos victoires et de nos peines.
C’est surtout l’histoire de la vie et d’une bande d’amis dont on voudrait faire partie.
Passionnée de littérature, Julie de Lestrange écrit pour la télévision, le théâtre et le milieu du spectacle. Hier encore, c’était l’été est son premier roman.


Mon avis:

Je vais commencer par dire que c'est une suite très réussie!
Ce fut un vrai plaisir de retrouver les personnages que j'avais déjà appréciés dans le premier roman de Julie de Lestrange.

Les personnages sont devenus trentenaires, ils ont mûri. Mais un événement tragique va bouleverser leur quotidien et va de nouveau les unir.

Les sujets abordés sont forts: le deuil, la recherche de l'identité, la force de l'amitié et, dans une moindre mesure, la maladie (Nathan, le fils de Sophie et Alexandre souffre d'asthme). 
Ce dernier sujet m'a d'autant plus touché dès le début du roman car mon fils aîné est asthmatique sévère et les premières pages du roman m'ont rappelé quelques mauvais souvenirs. J'ai vécu et ressenti ce que décrit l'auteure. 

D'ailleurs Julie de Lestrange maîtrise la retranscription des émotions, des comportements de ses personnages, avec une écriture pleine de sensibilité. Elle sait décrire parfaitement le quotidien des gens ordinaires, ce qui fait que nous pouvons facilement nous reconnaître dans ses personnages et ainsi s'attacher à eux.
L'amour est aussi présent tout au long du roman: amour maternel, amour fraternel, amour de son prochain...l'amour donc qui permet d'alléger les souffrances et de se dire que c'est la vie qui l'emporte! D'où le tire "Danser encore".

Et en parlant du titre, je me suis posé la question "pourquoi ce titre?" au fur et à mesure du roman, jusqu'à la "révélation" de la chanson de Calogero! (j'ai pris une claque :) ). 
A partir de là, le titre prend tout son sens! 
Calogero, un artiste que j'adore, alors je vous mets le titre référence ci-dessous:





En résumé, une suite très réussie (je l'ai même préférée au premier), un hymne à la vie avec des personnages qu'on n'a une nouvelle fois pas du tout envie de quitter!

dimanche 1 octobre 2017

La tresse

Voici un livre dont j'ai entendu parlé très rapidement au début de l'été. 
Livre prêté par une de mes collègue, je la remercie.





















Auteur: Laetitia Colombani
Editions: Grasset
Pages: 224
Genre: Contemporain


Note: ⭐⭐⭐⭐✰✰


Synopsis:

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.



Mon avis:

Ce fut le grand succès littéraire de cet été et après lecture, je comprends pourquoi: ce livre est un petit bijoux!
Dans ce petit roman, l'auteur dresse le portrait de trois femmes, dans trois pays différents, trois cultures différentes. C'est ainsi trois destins, trois combats de femmes qui y sont racontés.

Première histoire: celle de Smita, Indienne. Elle est Intouchable. Elle a une vie miséreuse avec sa fille et son mari. 
Par son courage et sa détermination, elle souhaite sortir sa fille de cette caste afin de lui donner l'accès à la connaissance.
Une situation impensable pour nous occidentaux en 2017, mais c'est pourtant le cas en Inde traditionnelle.

Deuxième histoire: celle de Giulia, Italienne. Elle travaille avec son père dans la petite entreprise familiale. Lorsque ce dernier est victime d'un accident, elle se retrouve seule à gérer l'atelier criblé de dettes.
Giulia va alors tout faire pour sauver l'entreprise malgré les difficultés et les réticences de sa propre famille.

Troisième histoire: celle de Sarah, Canadienne. Elle est une brillante avocate qui privilégie sa vie professionnelle à sa vie personnelle. 
Elle va tout faire pour cacher sa maladie au sein du cabinet dans lequel elle s'apprêtait à devenir associée.

Donc, trois héroïnes à des milliers de kilomètres les unes des autres, mais pourtant unies par leur volonté de se battre face à la société et face à leurs conditions de vie, face au fait même d'être une femme.
Unies aussi par un lien magnifique que l'on va découvrir au fil du livre.

L'écriture est belle, remplie d'humanité. 
L'auteur sait très bien amener le lien qui vont unir ces femmes. J'ai beaucoup aimé la construction du livre qui alterne le récit de chacune des trois femmes à tour de rôle.


En résumé, un livre magnifique et plein d'espoir, un hommage aux femmes et à leur courage!

dimanche 10 septembre 2017

Vertige

C'est mon deuxième Thilliez (après Rêver) et encore une fois je ne suis pas déçue. Cet auteur m'a une nouvelle fois scotchée!





















Auteur: Franck Thilliez
Editions: Fleuve Noir
Pages: 331
Genre: Thriller

Note: ⭐⭐⭐⭐✰✰

Synopsis:

Certains secrets sont inavouables, mais serions-nous prêts à mourir pour les cacher ?
Un homme se réveille au fond d'un gouffre, au cœur d'un environnement hostile, deux inconnus et son fidèle chien comme seuls compagnons d'infortune. 

Il est enchaîné au poignet, l'un des deux hommes à la cheville et le troisième est libre, mais sa tête est recouverte d'un masque effroyable, qui explosera s'il s'éloigne des deux autres. 
Qui les a emmenés là ? Pourquoi ? Bientôt, une autre question s'imposera, impérieuse : jusqu’où faut-il aller pour survivre ?

Mon avis:

C'est un excellent thriller psychologique, un huit-clos glaçant.

Jonathan Touvier (le narrateur), ancien alpiniste se réveille au fond d'un gouffre dans des conditions extrêmes (froid glacial, luminosité quasi inexistante...)avec un de ses poignet enchaîné.
Mais il n'est pas seul, deux autres prisonniers l'accompagnent: l'un enchaîné à la cheville, l'autre portant un casque de fer susceptible d'exploser à tout moment.
Chacun porte une inscription au dos: qui sera le tueur, qui sera le menteur, qui sera le voleur?
Nous allons essayer de comprendre pourquoi sont-ils là et quels liens les unissent tous les trois? Jusqu'où peut nous emmener le manque de nourriture, le manque d'eau, le froid...?

C'est une lecture oppressante et addictive à la fois:je n'ai pas pu lâcher ce livre jusqu'au final magistral! 
Là on découvre alors comment l'auteur nous a manipulé! 
Bravo M. Thilliez.


Je n'en dis pas plus pour éviter de spoiler.

dimanche 3 septembre 2017

La libraire de la place aux Herbes

Livre lu dans le cadre de mes échanges avec le club des Cholecteurs.





















Auteur: Eric de Kermel
Editions: Eyrolles
Pages: 213
Genre: Contemporain

Note: ⭐⭐⭐✰✰

Synopsis:

La libraire de la place aux herbes est un voyage initiatique au pays des livres. 
Passez la porte de la librairie de la place aux herbes et laissez-vous envoûter par les parcours de vie des clients de Nathalie. 
Tendres, drôles ou tragiques, la libraire d’Uzès vous raconte ces histoires en même temps que la sienne et vous conseille ses coups de cœur littéraires.

Mon avis:

C'est un roman feel good sympathique.

Nous suivons Nathalie (la narratrice), libraire à Uzès, qui voit défiler ses clients, qui les aide à voir les choses différemment
Il y a beaucoup de bienveillance et de la biblio-thérapie dans les différentes tranches de vie que retrace ce livre.

L'histoire est construite comme des petites nouvelles qui s'enchaînent avec un personnage (client de Nathalie) différent à chaque chapitre, tout en suivant la vie personnelle de la narratrice.
Cependant, la lecture est un peu plate, limite ennuyeuse par moment. Les quelques réflexions philosophiques sur la vie m'ont parues trop moralisantes. 
La libraire se mêle aussi de ce qui ne la regarde pas, s’immisçant dans la vie de ses clients, jouant les sauveuses...cela m'a semblé bien irréaliste. Est-cela être libraire?


Par contre, l'auteur donne une part belle à la description des lieux qui donne envie! 
J'ai d'ailleurs profité de mes vacances dans le Gard pour visiter la jolie ville d'Uzès. C'est une magnifique citée d'Art avec une belle "Place aux herbes".

dimanche 27 août 2017

Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner

Tout d'abord, je remercie les éditions Buchet-Chastel et le site Babelio pour ce partenariat, cela m'a permis de découvrir l'écriture d'Etienne Deslaumes et de passer un bon moment de lecture.





















Auteur: Etienne Deslaumes
Editions: Buchet / Chastel
Pages: 281
Genre: Contemporain

Note: ⭐⭐⭐✰

Synopnsis:

Accident ou suicide ? Réunis pour les funérailles d’Armande, ses proches s’interrogent et revisitent le passé. Leurs monologues dessinent le portrait de deux familles très – trop ? – proches, qui ont enlacé leurs destins jusqu’au drame. Leurs pensées agitent sous nos yeux le ballet de ces questions auxquelles chaque âge a ses réponses : à quoi reconnaît-on l’amour ? comment faire durer le miracle ? où finit l’amitié ? Et surtout : peut-on vivre sans secrets ?

Mon avis:

Dans son dernier roman, intimiste et sombre, l'auteur nous présente une analyse sociologique des familles modernes, mêlant mensonges, non-dits, infidélité et questions existentielles sur la vie.
C'est le portrait de deux familles très proches (trop proches?) qui ont tissé leurs avenirs ensemble jusqu'au jour où ...

Le récit comporte trois parties: avant, pendant et après la cérémonie des obsèques d'Armande. 
On voit alors les personnages s’interroger sur leurs liens avec la défunte.
On sait que les deux familles sont liées par un terrible secret, lequel n'est pas anodin quant à la disparition d'Armande.

A travers ces lignes, l'auteur nous invite à nous questionner, tout comme ses personnages, sur ces sujets de société dérangeants mais tout aussi passionnants: la mort, l'amitié, l'amour, la fidélité, l'identité sexuelle.
Parfois certaines réflexions philosophiques font preuve de longueurs, mais l'auteur sait nous tenir en haleine en lâchant ci et là quelques éléments quand à la révélation finale!

L'écriture est fluide, avec des mots justes. Le récit oscille entre fiction et décryptage sociologique de la société d'aujourd'hui.

Le moins: quelques longueurs philosophiques dans les questionnements des personnages.
Le plus: les décryptages sociologiques très intéressants. J'ai beaucoup aimé ce côté là du roman (mais cela est sûrement dû à ma formation de sociologue).


En résumé, un bon moment de lecture sur les réflexions sociologiques de la société d'aujourd'hui.

dimanche 20 août 2017

Dernière Escale

J'ai rencontré Sandra Martineau lors d'une séance du club de lecture des Cholecteurs, il y a bientôt un an.
Elle nous a présenté plusieurs de ces romans, dont celui-ci avec lequel je suis repartie.





















Auteur: Sandra Martineau
Editions: Lajouanie
Pages: 300
Genre: Policier

Note: ⭐⭐⭐⭐✰✰

Synopsis:

Richard, ex-footballeur pro dont la carrière a pris fin après de multiples scandales, embarque avec femme et enfants sur le Cruise Constantino. 
C'est la croisière de la dernière chance pour renouer avec son épouse et son fils, un ado grincheux, et profiter enfin de la petite dernière. 
L'ex-star du Barça accueillie en VIP est l'objet de toutes les attentions : les passagères lui font les yeux doux, un journaliste le poursuit pour décrocher un interview, une voyante tente de lui prédire l'avenir... Bref, la croisière ne demande qu'à s'amuser, mais la star déchue, obnubilée par le souvenir de l'enlèvement de sa soeur, est persuadée qu'un prédateur rôde dans les coursives. 
Le paquebot débarquera-t-il autant de passagers qu'il en a embarqués ? Un footballeur un brin parano, une infirmière très accorte, une épouse toute meurtrie, un détective plutôt curieux, un équipage trop attentionné... la croisière s'annonce mouvementée. Embarquement immédiat pour un roman à suspense mais pas que...

Mon avis:

Alors, je préviens, cette lecture est très addictive! J'ai été immédiatement happée par ce huit-clos (un bateau de croisière au beau milieu de la mer), avec des personnages dont la psychologie est bien décrite.

Le récit est autant intrigant que percutant.
Le lecteur est manipulé: on s’interroge sans cesse sur quoi et où veut nous emmener l'auteure.
On sent le danger imminent tout au long du roman de façon crescendo, la lecture en devient de plus en plus angoissante.
Les personnages sont mis à nu: on découvre qu'ils ont chacun des traumatismes, des secrets. 
C'est un portrait de famille glaçant.

Le roman est bien construit, jusqu'au dénouement imprévisible pour le lecteur (en tout cas moi je n'ai rien vu venir...). Le suspens est donc présent tout au long du récit.


En résumé, un roman dynamique et captivant que je recommande.

dimanche 30 juillet 2017

Une bouche sans personne

J'ai découvert ce roman lors d'une rencontre des Cholecteurs, organisée à la librairie "Le renard qui lit" de Chalonnes sur Loire. 
Ce jour là, l'auteur Samuel Delage était présent. Il nous a notamment parlé de sa dernière lecture: "Un bouche sans personne". 
Comme plusieurs membres du groupe, je suis repartie de cette rencontre avec le roman de Gilles Marchand.





















Auteur: Gilles Marchand
Editions: Aux forges du Vulcain
Pages: 282
Genre: Contemporain


Note: ⭐⭐⭐⭐✰

Synopsis:

Un comptable se réfugie la journée dans ses chiffres et la nuit dans un bar où il retrouve depuis dix ans les mêmes amis. 
Le visage protégé par une écharpe, on ne sait rien de son passé. Pourtant, un soir, il est obligé de se dévoiler. 
Tous découvrent qu'il a été défiguré. Par qui, par quoi? 
Il commence à raconter son histoire à ses amis et à quelques habitués présents ce soir-là. Il recommence le soir suivant. Et le soir d'après. Et encore. Chaque fois, les clients du café sont plus nombreux et écoutent son histoire comme s'ils assistaient à un véritable spectacle. 
Et, lui qui s'accrochait à ses habitudes pour mieux s'oublier, voit ses certitudes se fissurer et son quotidien se dérégler. Il jette un nouveau regard sur sa vie professionnelle et la vie de son immeuble qui semblent tout droit sortis de l'esprit fantasque de ce grand-père qui l'avait jusque-là si bien protégé du traumatisme de son enfance. 
Léger et aérien en apparence, ce roman déverrouille sans que l'on y prenne garde les portes de la mémoire. 

On y trouve les Beatles, la vie étroite d'un comptable enfermé dans son bureau, une jolie serveuse, un tunnel de sacs poubelle, des musiciens tziganes, une correspondance d'outre-tombe, un grand-père rêveur et des souvenirs que l'on chasse mais qui reviennent. Un livre sur l'amitié, sur l'histoire et ce que l'on décide d'en faire. Riche des échos de Vian, Gary ou Pérec, lorgnant vers le réalisme magique, le roman d'un homme qui se souvient et survit - et devient l'incarnation d'une nation qui survit aux traumatismes de l'Histoire.

Mon avis:

Ce roman est puissant, fantastique!

Ce récit d'un homme solitaire, mêlant sa propre histoire à l'Histoire avec un grand H m'a happé. 
Le passé douloureux du narrateur est raconté de façon poétique et loufoque: le lecteur se laisse séduire, tout comme les clients du café dans lequel le héros passe ses soirées avec ses amis. 
En effet, le narrateur cache un secret. 
Un secret qui vient de loin et qu'il cache derrière une écharpe qu'il ne quitte jamais. 
Tous les soirs, lui et ses amis se retrouvent au café pour parler de tout et de rien, jusqu'à un petit incident avec son écharpe. 
Il va alors commencer à raconter son passé et parler de son grand-père, Pierre-Jean. Les autres clients du café, plus nombreux de jour en jour, vont devenir son auditoire. 

Jusqu'au moment de la révélation (et quelle révélation!) qu'il gardera exclusivement pour ses amis. Cette fin de roman nous laissera sans voix.


Ce roman est plein d'émotions: tristesse, humour, poésie. mais aussi rempli de valeurs familiales et d'amitiés.

vendredi 21 juillet 2017

Quelqu'un à qui parler

De Cyril Massarotto, j'avais déjà lu "Dieu est un pote à moi" que j'avais vraiment aimé.
Lors de sa venue au salon "Le printemps du livre " de Montaigu, j'en ai profité pour le rencontrer et me procurer son dernier roman "Quelqu'un à qui parler".





















Auteur: Cyril Massarotto
Editions: Editions XO
Pages: 269
Genre: Contemporain

Note: ⭐⭐⭐⭐✩

Synopsis:

Samuel fête ses trente-cinq ans, seul face à des assiettes vides. La déprime est proche. 
Il attrape alors son téléphone mais réalise qu'il n'a personne à qui parler. 
Soudain, un numéro lui revient en mémoire : celui de son enfance et de la maison du bonheur familial depuis trop longtemps disparu. Tiens, et s'il appelait ? À sa grande surprise, quelqu'un décroche. 
Et pas n'importe qui : c'est à lui-même, âgé de dix ans, qu'il est en train de parler ! Mais que dire à l'enfant que l'on était vingt-cinq ans plus tôt ? 
Finalement, chaque soir, à travers ce téléphone, Samuel va s'interroger : l'enfant que j'étais serait-il fier de ma vie ? Aurait-il vraiment envie de devenir l'adulte que je suis aujourd'hui ? Ne l'ai-je pas trahi en renonçant à mes rêves ? 
Grâce à ce dialogue inattendu et inespéré, Samuel va, peu à peu, devenir acteur de sa vie. Et avancer, enfin !

Mon avis:

C'est un roman qui m'a beaucoup touché de par les émotions qu'il dégage: tristesse, joie, humour...
L'histoire est simple mais efficace!

J'ai d'abord aimé le postulat de départ: est-ce que l'enfant que vous étiez serait fier de l'adulte que vous êtes devenu, 25 ans plus tard?
Enfant, nous sommes plein d'optimiste, nous avons des rêves plein la tête, rien ne semble insurmontable...alors qu'une fois adulte, nos vieux rêves nous semblent impossible à realiser tellement nous sommes encrés dans notre train train quotidien.
C'est ce que va comprendre Samuel à travers son autre Moi (le petit Sam d'il y a 25 ans), avec lequel il converse au téléphone chaque soir.
Samuel va alors entreprendre des changements dans sa vie. Il va enfin tout faire pour réaliser ses rêves d'enfant, aidé par le petit Sam.

L'auteur, grâce à son écriture fluide et entraînante, touche notre sensibilité. 
On passe du rire aux larmes, avec beaucoup de justesse et de tendresse.
Il sait nous ramener en enfance. Je me suis retrouvée autant dans le Sam du passé que dans celui du présent.
Mention spécial aussi aux M&M's. J'ai beaucoup aimé leur relation avec Samuel, emplie d'humanité.

Certains passages sont très émouvants (jai beaucoup pleuré), notamment lorsque Samuel pense qu'il va reparler à sa mère mourrante, ou, comment il va aider le petit Sam à surmonter certaines épreuves difficles.

En bref, une histoire magique, pleine d'humanité. 

Une histoire qui me fait dire qu'il faut toujours garder en tête nos rêves d'enfants.

dimanche 2 juillet 2017

La vie en Rosalie

Livre lu grâce à un partage dans le groupe de lecture des Cholecteurs. 


Auteur: Nicolas Barreau
Editions: Héloïse d'Ormesson
Pages: 224
Genre: Contemporain

Note: ⭐⭐⭐✰✰✰

Synopsis:

Rosalie Laurent tient une jolie papeterie à Paris rue du Dragon, où elle confectionne et vend des cartes poétiques. 
Un jour, un vieil homme entre et renverse un présentoir. Quelle n'est pas la surprise de Rosalie face à cet inconnu qui n'est autre que Max Marchais, dont les albums ont bercé sa jeunesse ! Séduit par son talent, il lui propose d'illustrer son célèbre conte, Le Tigre bleu. 
Ravie de cette heureuse collaboration, elle expose l'ouvrage publié dans sa devanture. Mais un jour, un professeur de littérature anglo-saxonne, fraîchement débarqué des États-Unis, surgit dans son magasin et, après avoir lui aussi renversé un présentoir, soutient mordicus que l'histoire du Tigre bleu lui appartient. Max Marchais serait-il un plagiaire ? 
Les deux jeunes gens, d'abord hostiles, vont faire cause commune pour enquêter et mettre au jour un secret qui les liera à tout jamais. Comme dans les précédents Barreau, le destin se nourrit de coïncidences, de hasards et l'amour savamment contrarié doit triompher de malentendus et quiproquos. 
Régal de suspense et d'émotion, La Vie en Rosalie est une histoire mutine dont le charme délicatement anachronique est une incitation à prendre son temps et savourer les petits riens de la vie.

Mon avis:

Un roman doux et tendre, mais tout à la fois rempli de croquant.

C'est le premier roman de Nicolas Barreau que je lis et j'aime bien.

Les personnages sont tous attachants: la jeune Rosalie par sa fraîcheur, sa joie de vivre, sa passion. Robert, le séducteur américain, et Max Marchais, le vieil écrivain.

L'histoire est sympathique et on s'y laisse prendre rapidement.
L'univers féerique de la papeterie m'a bien plu. Tout comme les flâneries que font les personnages à travers Paris.

L'écriture est pleine de poésie. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé la petite fable "du Tigre Bleu".

Cependant, ce ne fut pas un coup de cœur, certains passages sont convenus et le quiproquo de la fin n'est pas crédible à mon goût.


En résumé,un bon moment de lecture détente qui me donne envie de lire d'autres titres de cet auteur.








mardi 23 mai 2017

Emprise

J'ai rencontré Valérie Gans au salon du livre de Montaigu en avril dernier. Elle m'a parlé de son dernier roman et j'ai tout de suite été tentée.





















Auteur: Valérie Gans
Editions: JC Lattès
Pages: 342
Genre: Contemporain

Note: ⭐⭐⭐⭐✰✰

Synopsis:

Claire a vingt-neuf ans, styliste free-lance, célibataire endurcie, tout change lorsqu'elle rencontre Mark, un beau gosse charmeur qui lutte pour se faire un prénom face à une mère aussi célèbre que castratrice.
Elle qui ne voulait pas d'un homme chez elle le voit s'installer au bout de quelques semaines, et, pourtant farouchement opposée au mariage, au bout de quelques mois, la voilà mariée.
Plus encore, elle lâche tout ? sa vie, ses amies, sa famille, son chat qu'elle adore et son métier ? pour suivre Mark en Arabie saoudite, où il est missionné par l'Institut Pasteur pour ouvrir un laboratoire. Arrivée à Riyad, elle est à la fois séduite par l'Orient et déroutée par toutes les contraintes imposées aux femmes. 
Elle doit sortir entièrement voilée, ne peut pas conduire, ni se déplacer à vélo, ni s'arrêter au Starbucks pour prendre un café? l'endroit est interdit aux femmes.
Commence alors pour Claire une longue descente aux enfers. Forcée de se soumettre à ces nouvelles règles, elle va peu à peu perdre sa combativité et son identité. 
De son côté, frustré par un métier qui ne tient pas ses promesses et qui le met une fois encore face à ses échecs, Mark devient de plus en plus méprisant et violent.
Ce n'est qu'après avoir frôlé la mort que Claire prendra la fuite grâce à la complicité d'une amie saoudienne aussi croyante que résignée.
Une histoire d'amour, de soumission, de résilience, de sublimation et d'amitié, dans un monde qui n'aime pas assez les femmes et s'évertue à les dévaloriser.

Mon Avis:

Claire, bientôt trentenaire, est une jeune femme dynamique, épanouie par son travail de styliste et par ses deux meilleures amies, Audrey et Joséphine.
Elle rencontre Mark, beau gosse, prince charmant tant attendu, et c'est le coup de foudre! Tout va alors aller très vite: la cohabitation, le mariage, jusqu'au déménagement à Riyad, en Arabie Saoudite.

Tout paraît idyllique, mais le lecteur se doute rapidement que quelque chose "cloche" chez Mark. 
Claire, elle, est bien trop amoureuse pour se rendre compte de quoique ce soit.
Ainsi, au prise avec un pervers narcissique, l'héroïne va connaître l'enfer, la réclusion, la soumission...

A travers l'histoire de Claire, nous découvrons la soumission des femmes Saoudiennes privées de toutes libertés fondamentales, pour nous occidentales (sortir sans porter l'abaya, boire un café au starbucks entre amies, conduire, faire du vélo etc..) et cela nous donne envie de crier, de nous révolter. 
Des femmes souvent ridiculisées, humiliées par leurs maris.

Nous découvrons aussi la soumission de Claire à son pervers de mari qui la manipule. Comment, petit à petit il va l'annihiler.
Bien souvent tout au long de ma lecture, j'ai eu envie de secouer Claire, de lui dire "réveille-toi!!" 
Mais l'amour est plus fort, plus fort au point que Claire va se laisser aller, s'oublier...elle va même en oublier son identité.
Il faudra toute la force de l'amitié pour la sauver de cet enfer. Ce que va faire une amie Saoudienne, à ses risques et périls.

J'ai beaucoup aimé l'écriture de l'auteure, belle et maîtrisée, toujours juste, ainsi que le rythme du roman dans lequel on ne s’ennuie pas!

La fin du roman aussi m'a bien plu, façon chick-lit où tout est bien qui finit bien. Cela met du baume au cœur après des passages bouleversants.


En résumé, un roman coup de cœur que je vous conseille de lire, rien que pour mesurer notre chance, nous les femmes, de vivre en occident et de prendre conscience de nos libertés.

lundi 8 mai 2017

Brooklyn

Livre emprunté à la bibliothèque.





















Auteur: Colm Toibin
Editions: 10/18
Pages: 332
Genre: Contemporain

Note: ⭐⭐⭐✰✰✰

Synopsis:

Enniscorthy, sud-est de l’Irlande, années 1950. 
Comme de nombreux jeunes de sa génération, Eilis Lacey, diplôme de comptabilité en poche, ne parvient pas à trouver du travail. Par l’entremise d’un prêtre, sa sœur Rose obtient pour elle un emploi aux États-Unis. 
En poussant sa jeune sœur à partir, Rose se sacrifie : elle sera seule désormais pour s’occuper de leur mère veuve et aura peu de chance de se marier. 
Terrorisée à l’idée de quitter le cocon familial, mais contrainte de se plier à la décision de Rose, Eilis quitte l’Irlande. 
À Brooklyn, elle loue une chambre dans une pension de famille irlandaise et commence son existence américaine sous la surveillance insistante de la logeuse et des autres locataires.

Mon avis:

Voici une belle lecture, très agréable, autour d'une histoire de famille des années 50 en Irlande.

Le personnage principal, Eilis, vit en Irlande avec sa mère et sa soeur. 
Ne trouvant pas de travail dans sa ville locale, elle est forcée, par sa famille, à quitter l'Irlande pour les Etat-Unis.
Elle va alors découvrir un pays étranger, une nouvelle culture. Elle va surtout se découvrir elle-même et s'émanciper. Elle va même s'épanouir grâce à la rencontre de son petit ami.
Là-bas, loin de sa famille, elle aura une vie plus moderne, plus libre, malgré la condition des femmes encore soumise à cette époque.

A mon goût, Eilis manque de caractère. 
Elle demeure trop réservée, elle ne dit pas ce qu'elle pense. Cela est sûrement dû à son éducation, mais par moment on a l'impression qu'elle ne sait pas ce qu'elle veut. En même temps, cela n'est pas facile de faire des choix qui vont déterminer notre vie...

Aussi, je me suis reconnue en elle: je me revoie, il y a 20 ans, arrivant seule à Boston, pour quels mois, loin des miens, chez des gens que je ne connaissais pas et dans un pays où tout allait trop vite...j'ai connu ce mal du pays que connait Eilis dans ce roman. 

L'auteur a une écriture fluide et dense, ce qui fait une lecture agréable. Il a très bien retranscrit les choix, les silences, les non choix d'Eilis. 
Les thèmes de l'identité, l'exil, l'intégration sont présents.
L'auteur dresse également une peinture sociale de la vie des années 50 aux Etat-Unis: les différences de classes sociales, les différentes nationalités présentes à Brooklyn (notamment Irlandaise et Italienne), le racisme (lorsque le magasin où travaille Eilis va ouvrir aux femmes de couleur).

Cependant, j'ai moins aimé la dernière partie du roman, celle où Eilis rentre en Irlande à cause d'un drame familial. Je n'ai pas trop été d'accord avec ses choix et surtout la fin du roman m'a laissé perplexe. J'attendais un épilogue ou alors une suite.


En résumé, une belle lecture en compagnie d'Eilis à laquelle je me suis attachée.

lundi 1 mai 2017

Le voleur de brosses à dents





















Auteur: Eglantine Eméyé
Editions: Robert Laffont
Pages: 401
Genre: Témignage

Note: ⭐⭐⭐⭐✰

Synopsis:

« Un jour, j'en ai eu assez. Mille fois, j'en ai eu assez. Assez de toi, Samy, assez de tous qui ne comprennent rien, de la société qui ne fait rien. Assez.
Et puis mille fois, j'ai espéré, mille fois, j'ai ri et pleuré avec toi, mille fois, je t'ai serré dans mes bras.
Alors j'ai écrit ce livre pour toi, mon petit bonhomme si différent, pour moi, et pour ton frère, afin qu'il n'oublie pas tous ces fous rires qui émaillent notre drôle de vie aussi.
J'ai écrit ce livre pour toutes ces familles dont personne ne voit le désarroi, pour témoigner de notre quotidien durant ces dix ans, déjà.
J'ai écrit ce livre en n'épargnant personne parce que personne ne nous épargne.
C'est l'histoire de notre combat, c'est l'histoire de notre amour. Un amour que j'ai cru à sens unique. Tu me prouves aujourd'hui le contraire. »


Mon avis:

Ce livre est un beau témoignage, sincère, utile et agréable à lire.

L'auteure décrit les difficultés que rencontrent les parents d'enfants autistes et handicapés. Mais aussi les aberrations médicales et administratives par rapport à leur prise en charge. 
Elle nous fait part ici de l’immense courage que font preuve ces parents.

Eglantine, animatrice de télévision est maman de deux enfants. Elle apprends que son deuxième fils, Samy est diagnostiqué épileptique, puis autiste et polyhandicapé, suite à un avc à sa naissance. 
Elle nous entraîne dans sa vie quotidienne à travers son combat pour son fils, l'association qu'elle crée, l'école adaptée qu'elle ouvre. Nous la suivons donc dans ses engagements mais aussi dans ses désillusions...

Ce qui ressort de ce témoignage est avant tout l'amour d'une mère pour son fils. Elle déplacerait des montagnes pour lui, pour comprendre et faire taire ses souffrances. 
C'est une belle leçon de vie où les émotions sont bien présentes.
La place du frère aîné, Marco, est importante aussi, ainsi que celle de la famille et l'auteure. Ses parents et ses nombreux frères et sœurs répondent présents à chaque appel. Il y a également toutes les nounous, les psychologues, les éducatrices de Samy qui ont une place importante dans ce livre.

Ce récit n'est pour autant pas du tout larmoyant, c'est au contraire le cri du coeur d'une maman courageuse et combative face à la maladie de son enfant.

La fin du témoignage m'a tout de même bouleversé. Eglantine apprend qu'il faut "savoir se séparer pour mieux s'aimer", et les dernières lignes à ce sujet sont très touchantes.

mardi 18 avril 2017

Assez de bleu dans le ciel

Livre lu dans le cadre d’une opération Masse Critique du site Babelio.
Je remercie donc les éditions Belfond et Babelio pour ce partenariat.





















Auteur: Maggie O'Farrell
Editions: Belfond
Pages: 478
Genre: Contemporain

Note: ⭐⭐⭐✰✰✰

Synopsis:

Une maison au bout d'une piste, à des kilomètres de tout. Autour, rien que l'herbe verte, les trembles aux feuilles chargées de pluie et le ciel changeant du Donegal. 
Daniel Sullivan est linguiste, il s'en va donner un cours à l'université avant de prendre l'avion pour les États-Unis, son pays d'origine, pour se rendre à l'anniversaire de son père qu'il n'a pas vu depuis des années. 
À ses côtés, dans la voiture qui le conduit à l'aéroport, sa femme Claudette et leurs deux enfants. C'est là, dans cette voiture, que Daniel apprend à la radio le décès de Nicola, son premier amour. Une cascade de souvenirs se déversent et une question : se pourrait-il qu'il soit responsable de sa mort ? 
Le doute le ronge, implacable. Et une envie, deux en fait : découvrir la vérité sur Nicola ; revoir sa famille, son autre famille, ses deux grands enfants qu'il a abandonnés soudainement aux États-Unis dix ans plus tôt. 
Mais comment dire tout cela à Claudette, cette ex-star de cinéma fantasque, passionnée, qui a choisi d'organiser sa propre disparition pour échapper au monde ? Comment lui révéler l'homme qu'il est véritablement ? Et que peut-il encore promettre, lui qui n'a jamais su que fuir ? 
Si comme le veut le proverbe, assez de bleu dans le ciel promet une belle journée, alors chacun peut voyager sans crainte. Il y aura toujours l'amour pour les ramener à bon port...


Mon avis:

Avec ce livre je découvre la plume de Maggie O'Farrell et je ne suis pas déçue.
C'est une histoire comme j'aime, aux multiples personnages. Une histoire d'amour avec ses bonheurs et ses drames.

C'est donc la rencontre d'un homme et une femme sous le ciel d'Irlande.
Il y a Claudette, célèbre actrice de cinéma qui décide de tout plaquer et de fuir. Elle se retire alors dans un coin perdu d'Irlande avec son fils.
Et il y a Daniel, homme divorcé, qui arrive en Irlande afin de récupérer les cendres de son grand-père.
Leur rencontre est improbable mais ils vont tomber amoureux, fonder une famille, vivre plaisiblement et simplement dans ce coin reculé d'Irlande. Jusqu'au jour où Daniel fait tout basculer, lorsqu'un drame caché de sa vie d'avant refait surface.
Et puis il y a tous les autres personnages que l'auteure nous fait découvrir, petits et grands. Elle adopte leur point de vue et nous fait vivre l'histoire avec eux.

Ce roman est aussi une invitation au voyage dans le temps car le roman n'a pas de chronologie. En effet, les chapitres s'entremêlent entre passé et futur, avec à chaque fois le point de vue d'un personnage différent, à travers son histoire et ses émotions, et c'est ce qui fait la force du roman.
Nous voyageons également à travers le monde: Amérique, Angleterre, Inde, Bolivie, etc...

Ce roman parle d'amour mais aussi de parentalité et d'enfants, à travers les joies et les difficultés. D'autres thèmes ressortent aussi: la fraternité, la solitude, le divorce, l'alcoolisme, le deuil...


En résumé, un roman dans lequel je me suis laissée emporter par tous les personnages. Un roman qui est le reflet de la vie.

mardi 11 avril 2017

Dix minutes par jour

Un livre une nouvelle fois lu suite à notre dernière rencontre des Cholecteurs. 
Là c'est l'idée du roman qui m'a séduite: faire quelque chose de nouveau tous les jours pendant 10 minutes.





















Auteur: Chiara Gamberale
Editions: Michel Lafon
Pages: 304
Genre: Contemporain

Note: ⭐⭐⭐✰

Synopsis:

Dix minutes par jour. Tous les jours. Pendant un mois. 
Dix minutes pour accomplir quelque chose qu'on n'a jamais fait. Dix minutes loin de nos habitudes. Pour arrêter d'avoir peur. Et réapprendre à vivre. 
Voilà le jeu auquel se prête la trentenaire Chiara – sur les conseils de son psychanalyste –, pour surmonter la perte de son emploi et l'abandon de son mari. 
Dès lors, elle se lance dans l'inconnu : elle cuisine des pancakes, marche à reculons dans la rue, se rend chez Ikea, se met au hip-hop, écoute les problèmes de sa mère. 
Jour après jour, elle appréhende la réalité avec un regard neuf et libéré du carcan des habitudes qui la conduira à des choix surprenants, pour se reconstruire, nouer des relations plus vraies et démarrer une nouvelle vie... 
Vous souvenez-vous de la dernière fois où vous avez fait quelque chose pour la première fois ?

Mon avis:

Je dois le dire, j'ai été déçue par ce livre, pas très passionnant...alors que la quatrième de couverture était plutôt prometteuse.

Chiara, le personnage principal, est ennuyeuse et agaçante à la fois.
L'histoire tourne toujours autour du même sujet: le mari! Duquel Chiara est séparée.
Les dialogues sont ennuyeux aussi, surtout ceux entre Chiara et sa psychologue (finalement, il n'y a pas de dialogue à proprement parlé).

Par contre, la lecture est rapide car le roman est construit comme un journal: chaque chapitre correspondant à un jour du mois durant lequel Chiara réalise le défi des dix minutes dans sa vie quotidienne.
D'ailleurs pas facile de trouver de nouvelles choses à faire, mais elle va y arriver avec beaucoup de malice.

Cela va lui permettre d'apprendre de nouvelles choses, de se remettre en question. Elle va évoluer et s'ouvrir aux autres: (sa famille, ses amis).